Interview de Thomas Cubel par Sakilo !

  • 06-11-2015

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Quand j’entends « Thomas Cubel », je pense tout de suite au dernier live avec Laurent Bourrelly et Matthieu Tournade qui s’est déroulé mercredi. :-)

Et oui, c’est vraiment lui, mon invité aujourd’hui.

 

1) Pour ceux qui ne te connaissent pas encore, peux-tu te présenter brièvement ? Présente-nous aussi ton entreprise ? Qu’est ce qu’elle fait exactement ? Quels en sont les services ?

Bonjour à tous ! Merci de m’interviewer. Je m’appelle Thomas Cubel, je suis consultant SEO en freelance depuis début 2014 et je suis dans le monde du référencement depuis 2011. J’ai vraiment ouvert mes prestations SEO lors de l’ouverture de mon site il y a 2 ans.

Pour l’instant, je propose des prestations classiques en référencement comme le fameux audit SEO, les optimisations et actions on-page/off-page, les formations, transferts de connaissances, etc.

Je suis plutôt du côté conseil aujourd’hui. J’écoute, je conseille, j’accompagne, je fais le suivi, etc. Pour moi, le SEO ne s’arrête pas seulement à appliquer bêtement des recommandations, il faut avoir un état d’esprit qui fait avancer le projet, même si ce n’est pas lié directement au trafic naturel et aux moteurs de recherches.

 2) Pourquoi avoir choisi ce métier ?

En 2005, j’avais des amis qui faisaient des sites internet et j’étais là pour les aider à mettre en place certaines choses et à corriger les petites lacunes. Je me chargeais aussi de l’indexation des pages, etc.

En 2011, lorsque j’ai commencé mes études à l’université pour devenir « webmaster », j’ai redécouvert le référencement et j’ai appris que c’était un métier. De là, je suis passé de 30% d’activité SEO à 100%. Cela me passionnait et ça a pris beaucoup de place dans ma vie. Du coup, j’ai décidé d’en faire mon métier et je ne le regrette pas.

3) Est-ce celui pour lequel tu as été formé après l’école ?

Oui et non. On apprend un peu le référencement quand on fait un cursus webmaster, mais ce n’est pas du tout approfondi. Je dirais que j’ai surtout été formé par les connaissances en développement et gestion de projet web.

Finalement, le référencement c’est une bonne grosse dose de rattrapage de conneries et la plupart du temps, c’est que de la correction que je fais. Le fait de connaître un peu toutes les facettes autour d’un projet web m’a permis de m’en sortir facilement, c’est pour cela que j’encourage les gens à apprendre via l’opérationnel quitte à apprendre les bases seulement, c’est pas sorcier.

4) Pourquoi toi et pas un concurrent ? Quelles sont les spécificités de ton entreprise ?

Pour plein de choses. Pour mon goût des choses bien faites, pour mon perfectionnisme, pour ma personnalité et mon point de vue, mes analyses diverses et variées. Aujourd’hui, je trouve que les gens nous contactent surtout pour avoir quelqu’un en face, quelque chose de très personnalisé et vrai. Une personne a beau tout savoir, si c’est un coincé et un mec pas aimable, il n’y arrivera pas vraiment. J’essaye d’avoir un service irréprochable et de me mettre à la place du client. Je suis d’ailleurs en pleine R&D pour ma société afin d’évoluer sereinement.

5) Quel est pour toi le secret de la réussite dans ce métier ?

Il n’y a pas de recette miracle, car il faut s’adapter à chaque thématique, chaque technologie, chaque client, etc. Il faut sans cesse s’adapter, se former, faire sa veille…Après, bien faire son boulot, être ouvert, chercher et analyser, tester, être créatif… sont tous des ingrédients de réussite dans le métier de référenceur.

6) Rentrons un peu dans le vif du sujet, pour toi qu’est-ce que le SEO aujourd’hui?

Le SEO pour moi ce n’est pas simplement d’être en première position sur telle requête tapée par l’internaute. Il y a de cela, mais c’est avant tout définir sa cible, lui proposer quelque chose qui va lui plaire, analyser le marché et se positionner en conséquence, avoir de la visibilité sur plusieurs canaux et pas seulement sur la recherche organique, etc.

Le SEO est du marketing où le point de départ est le site internet du client avec son trafic naturel. Personnellement, je préfère dire à un client « vous n’avez pas/plus besoin de moi, allez voir un webdesigner/ergonome/SEA/community manager/etc » plutôt que de pousser à 3000% le SEO pour du trafic qui n’apportera rien, car il ne convertit pas par exemple. Une des règles est de ne pas mettre ses œufs dans le même panier et j’essaye d’apprendre cela à mes clients même si ce n’est bien évidemment pas toujours facile.

7) Quels sont tes secrets pour un bon référencement ?

Cette question revient vraiment très souvent et je dis à chaque fois la même chose, je n’ai pas de secrets et personne n’a de secrets particuliers. On utilise des outils ou des méthodes pour essayer de réduire les coûts, automatiser ou autre, mais le mieux est de bien faire son boulot, d’être quasi parfait partout avec ses équipes et de voir grand et loin.

Travailler avec les meilleurs aide grandement au référencement par exemple. Le problème est que tout le monde ne travaille pas ensemble et que leurs méthodes ne se « fusionnent » pas ou mal. Il faut avoir de la cohérence sur le site, mais ça commence avant tout par une cohérence dans le travail.

8) Et comment mener une veille efficace dans le domaine du référencement ?

Tout ce qui peut avoir un rapport avec le référencement et notre métier doit être trouvé, lu et compris. Pour moi, le mieux pour en avoir un maximum est d’avoir un agrégateur de flux RSS avec la liste des blogs SEO francophones et anglais, une vue sur les réseaux sociaux et fouiner un peu de temps en temps ou en se mettant des alertes Google par exemple.

9) Quels sont tes 3 outils SEO indispensables ?

Ca va être difficile de faire un choix, mais Screamingfrog qui me permet de crawler les sites rapidement et de récolter pas mal d’informations. Majestic SEO pour surveiller les backlinkset exploiter les données. Search console, qui permet tout de même d’avoir une communication avec le leader des moteurs de recherche.

Après, un des outils les plus performants est sans doute l’œil humain. Sans ça, on ne peut rien faire. Cela dit, il existe des tas d’outils excellents comme SEObserver, SeeUrank, Visiblis, Analytics SEO, Gephi, R avec Rtemis, Cognitive SEO, Botify, et plus encore !

10) Donne-nous tes 3 facteurs clés de succès pour une stratégie SEO?

Des contenus bien rédigés et organisés, des backlinks thématiques qui visent bien, qui sont sur des bons sites et une bonne indexation. Après, je n’aime pas trop répondre à ce genre de questions, car pour moi une stratégie SEO c’est un tout. C’est pas parce que tu as les trois ou même les dix facteurs les plus importants que je viens de citer que tu vas ranker.

11) Quel a été pour toi le plus gros défi SEO ?

Un site sur lequel j’ai travaillé qui faisait plus de 40000 visiteurs uniques par jour à l’époque dans le domaine du jeu vidéo. C’était tellement une communauté de merde que le site s’était pris des mignons petits piratages, du negative SEO avec des liens SPAM et du contenu dupliqué. Même le site en lui-même s’était fait copié à plusieurs reprises.

A côté de cela, il y avait des optimisations plus basiques à faire. Il était troisième sur le mot clé principal et premier sur les requêtes de longue traîne en général.

Un jour, il m’appelle et m’annonce que le site chute progressivement depuis plusieurs jours/semaines. De là commence une semaine de folie où je m’occupe de tout jour et nuit pour remonter le site. Il y avait tellement de choses à faire que ça prenait un temps monstre. En plus, il y avait ce genre d’actions que tu mets en place et qui ne peuvent pas être mis en place autrement comme des redirections par exemple et ça prenait un temps monstre.

Quelques jours plus tard, le site commence à remonter progressivement et juste à temps pour les vacances de la toussaint, celui-ci récupère son référencement de base et voit même ses positionnements s’améliorer par rapport à avant !

12) As-tu quelques préconisations SEO pour 2016

Garder les basiques du référencement, faire propre… sont les maîtres mots depuis ces dernières années pour éviter de se faire taper sur les doigts. Après, pour 2016, je dirais de toujours rechercher de l’originalité pour sortir du lot, travailler les stratégies avancées de contenus, faire du netlinking simple et créer des liens humains plus que des liens bourrins.

13) Quels conseils donnerais-tu aux débutants SEO et quels sites conseillerais-tu à ceux qui souhaitent apprendre le SEO aujourd’hui ?

Si quelqu’un est débutant en SEO, je lui conseillerai tout d’abord de se documenter un maximum pour avoir les bases théoriques et comprendre ce qu’est le référencement. A côté de cela, participer sur les réseaux sociaux afin de se faire un petit nom et montrer qu’on est là.

Ensuite, se monter un projet et/ou travailler sur le site d’un ami avec son approbation pour se faire la main sur un vrai projet. C’est sans parler d’une plateforme de test qui va permettre de jouer un peu avec le moteur.

Après ça, une fois qu’on a les bases et qu’on se sent prêt, aller discuter avec un ou plusieurs référenceurs et voir si on arrive à tenir une conversation sans se faire crier ou remettre à sa place. De là, demander des conseils à des gens de la communauté, parler avec eux et faire son chemin. La veille écrite est bien aussi, mais le mieux reste l’expérience et les rencontres.

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4 réponses à “Interview de Thomas Cubel par Sakilo !”

  1. Interviewer un consultant SEO est une démarche très intéressante, car cela permet de voir et de comprendre mieux le monde du SEO. Je m’appelle Laure, référenceur en freelance et je suis constamment à la recherche de stratégies adéquates pour chacune de mes missions. Merci pour ce rendu enrichissant.

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